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Jean-Pierre Pineau
Jean-Pierre Pineau
Festival L'art prend l'air
édition 2013.
Jean-Pierre Pineau est peintre et réside dans la campagne castelbriantaise où il a trouvé son équilibre entre travaux physiques en extérieur et créations picturales en atelier. A l’huile et au couteau, il réalise des peintures abstraites mais suggestives, évoquant des paysages citadins par les volumes dans l’espace, dévoilant une recherche d’équilibre et d’harmonisation des couleurs.

Ci-après deux liens pour découvrir l’homme et son œuvre :
Jean-Pierre Pineau - Atelier Parenthèse
Jean-Pierre Pineau, l'Art au bout du couteau

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Il y a une dizaine d’années, Jean-Pierre Pineau a réalisé une série de toiles sur le thème de la fenêtre, lesquelles ont été exposées au Théâtre de Verre de Châteaubriant lors de la mise en voix des textes de mon recueil Fenêtres par Anne Brodard et de la création de ma pièce Trio en mode majeur par la Compagnie de la Mansarde avec les comédiens Jacqueline Pellerin et Serge Lambert.

Quelque temps plus tard, Jean-Pierre Pineau et moi-même avons monté une exposition-lecture intitulée Regards sur la ville dont voici un extrait du texte de présentation :

« De la part d’un artiste qui a fait choix de vivre à la campagne, on aurait pu attendre la représentation de paysages champêtres, de scènes rurales avec la ville en arrière plan, comme une sombre menace, comme une diabolique tentation ; on aurait pu attendre à tout le moins une palette plus verte. Or, il n’en est rien : les couleurs dominantes sont ici l’ocre de terres arides et le jaune des sables du désert ; quant aux villes représentées, toujours à la limite de l’abstrait, dans un flou qui les fait paraître lointaines et irréelles, comme s’il s’agissait de visions oniriques ou de mirages, on peut se demander si elles traduisent le désir d’un ailleurs inaccessible ou si l’artiste les a ramenées d’un voyage effectué il y a longtemps et qu’après les avoir portées en lui pendant trop d’années il ne peut plus aujourd’hui les représenter telles qu’il les a vues, mais telles qu’il se souvient ou croit se souvenir les avoir vues, un peu comme si le temps avait posé sur son regard, par-dessus le verre de ses lunettes, un filtre, puis un autre et encore un autre… »

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Toile de Jean-Pierre Pineau